LE YI KING ou YI JING
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Le Yi-King occupe une place fondamentale dans l'histoire de la pensée chinoise et peut être considéré comme un traité unique en son genre. Le Yi-King propose des pistes sur l'état actuel du monde et ses évolutions possibles, jouant le rôle d'un oracle qu'on consulte avant de prendre une décision sur une question difficile. Il est considéré comme un des plus anciens procédés divinatoires au monde.
Le Yi Jing propose des pistes sur l'état actuel du monde et ses évolutions possibles, jouant le rôle d'un oracle qu'on consulte avant de prendre une décision sur une question difficile.
La méthode la plus populaire pour interroger le Yi Jing ne nécessite que trois pièces de monnaie. On attribue la valeur « 2 » à pile et la valeur « 3 » à face. (Il ne s'agit que d'une convention ; l'inverse est tout à fait possible.) Selon que les trois pièces tombent sur pile ou face, on obtient une somme comprise entre 6 et 9.
6 correspond au Yin mutant (ou vieux Yin)
7 correspond au Yang naissant (ou jeune Yang)
8 correspond au Yin naissant (ou jeune Yin)
9 correspond au Yang mutant (ou vieux Yang)
Les traits se notent dans l'ordre, de bas en haut. Au bout de six jets, on obtient un hexagramme complet.
Il suffit alors de se reporter à la table des hexagrammes pour connaître le nom de l'hexagramme et les conseils de conduite relatifs à la question que l'on avait préalablement pris soin de poser par écrit.
La présence éventuelle de traits mutants (jeune Yin ou jeune Yang) définit le caractère divinatoire éventuel de la situation du consultant.
La méthode originelle, pour interroger l'oracle, est préférée par certains amateurs en ce sens qu'elle est censée conduire à une concentration plus grande de la personne qui interroge, ainsi que du médium (parfois le même). De plus, les probabilités de résultat du tirage divergent un peu selon la technique utilisée. Elle fait appel à un groupe de 50 tiges d'achillée mille-feuilles (Achillea millefolium), dont on retire une tige, puis que l'on sépare successivement, à dix-huit reprises (trois fois pour chacun des six traits de l'hexagramme), en deux groupes d'importance non déterminée, en comptant à chaque fois le nombre de tiges restantes après retrait de groupes de 4 tiges. L'ensemble des computations formant à chaque fois un trait de l'hexagramme.
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